Kelia Gallina, une jeune Tahitienne de 12 ans, réalise un exploit en se qualifiant pour une étape du championnat du monde

En bref :

  • Kelia Gallina, jeune Tahitienne de 12 ans, s’adjuge une wild card pour la Tahiti Pro après une qualification historique lors des Trials.
  • Première surfeuse locale de cet âge à s’inviter sur la scène du championnat du monde.
  • Sa performance devant les meilleures riders de Teahupoo marque un tournant pour le surf féminin tahitien.
  • Elle rejoint des figures du surf local comme Mihimana Braye, Kauli Vaast et Vahine Fierro sur cette étape majeure du tour.
  • Détermination, technique et précocité implacable signent l’exploit de « Miss Teahupoo ».

Exploit inédit pour Kelia Gallina : qualification à la Tahiti Pro à seulement 12 ans

Quand la passion du surf rime avec exploit précoce, cela donne le nom de Kelia Gallina. Cette jeune Tahitienne, à peine 12 ans au compteur, vient de secouer le game du sport de glisse en validant son ticket pour la Tahiti Pro, l’étape du championnat du monde qui fait rêver les spécialistes de la vague. Sa qualification lors des Trials, face à des rideuses rodées, s’impose comme un moment charnière pour le surf polynésien.

De la Pointe à la légende : le parcours express de « Miss Teahupoo »

On la surnomme « Miss Teahupoo » sur le spot, et ce n’est pas pour rien. Kelia Gallina habite littéralement face à la vague la plus redoutée du Pacifique. Cette proximité forgé son mental et son style : déjà à 4 ans, elle affolait la plage en dropant des walls que certains pros n’oseraient pas aborder.

Sa récente victoire en finale des Trials contre Aelan Vaast — une autre référence féminine locale — n’a fait que confirmer son avance technique et sa maîtrise de la pression. Avec un score décisif de 7,67 suivi d’un 3,6 clutch à la dernière minute, elle a coiffé au poteau une adversaire qui n’aurait eu besoin que d’une meilleure dernière vague pour inverser la tendance.

Surf féminin, nouvelle ère et symboles forts à Teahupoo

Le surf tahitien connaît un véritable vent de renouveau. Après avoir vu émerger Tya Zebrowski, prodige européenne, c’est au tour de Kelia Gallina de s’imposer comme la nouvelle étoile montante. Cette qualification pour la Tahiti Pro n’est pas un simple exploit individuel : c’est le symbole d’une jeunesse prête à challenger le monde.

Une wild card gagnée — et non offerte — témoigne de la maturité technique et de la détermination de Kelia. Elle intègre ainsi le gratin, côtoyant des légendes comme Eimeo Czermak ou encore Tya Zebrowski, déjà habitués aux exploits sur ce reef mythique.

Tahiti Pro : casting 100% ride avec les meilleurs surfeurs locaux et internationaux

La prochaine étape du championnat du monde sur le spot de Teahupoo réunira un line-up d’exception. Outre Kelia Gallina, les locaux seront bien représentés avec Mihimana Braye, qui s’adjuge pour la troisième fois sa place via les Trials chez les hommes.

Impossible de passer à côté de la présence de Kauli Vaast (champion olympique invité), Vahine Fierro (wild card tenante du titre) et Marco Mignot, engagé sur le Championship Tour. La France n’a jamais affiché un tel collectif de power surfers en Polynésie, fédérant un esprit compétitif et local bien ancré.

La performance, synonyme de détermination et inspiration chez les jeunes riders

L’énergie de Kelia Gallina, c’est la fusion d’un quake technique et d’une inspiration directe venue des plus grands riders mondiaux. Sa détermination s’illustre déjà dans chaque série, sur des vagues de 1,5 m qui, même sans tube massif, nécessitent une gestion de line-up et un mental de lion.

En Polynésie comme ailleurs, l’accès à la plus haute compétition reste un rêve. Mais le surf, c’est aussi partager l’eau avec des héros — comme on le retrouve dans les aventures de Dale Webster ou les duels mémorables évoqués dans le Fronton King. Aujourd’hui, Kelia inspire toute une génération locale à viser plus haut, voire à tracer leur flow jusqu’aux contests internationaux.

Parcours croisés, rivalités et collectif d’élite : le surf polynésien brille en 2025

Du côté masculin, la finale a vu s’opposer la force émergente de Liam Sham Koua, tout juste 12 ans, et le vétéran Teiva Tairoa, battu in extremis par Mihimana Braye qui claque son accessit au main event. Impressionnant, Braye confirme sa régularité après ses top 10 lors des éditions précédentes.

Cette émulation entre jeunes talents et figures confirmées ne date pas d’hier : elle explose chaque année lors des festivals, opens et compétitions insulaires, à l’image du Invitational Grandes Vagues ou du Championnat de France de surf. L’été 2025 s’annonce brûlant tant sur le reef qu’au line-up, où la fougue des plus jeunes promet des duels inédits face au gratin international.

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