Molly Picklum et Yago Dora couronnés champions du monde 2025 lors des finales mondiales de surf WSL à Fidji, sponsorisées par Lexus et Corona Cero

En bref

  • Molly Picklum (Australie) et Yago Dora (Brésil) décrochent leur premier titre mondial lors des finales mondiales de surf WSL à Cloudbreak, Fidji, un événement mythique sponsorisé par Lexus et Corona Cero.
  • Des scores solides, des manœuvres techniques et une tension jusqu’au buzzer : ce rendez-vous a marqué un tournant dans l’histoire du surf professionnel.
  • Le format Final 5 vit sa dernière édition sur ce contest, le suspense étant au rendez-vous surtout côté femmes, avec Picklum qui domine dans les vagues puissantes de l’océan Pacifique.
  • La Brazilian Storm continue de régner sur le surf mondial avec Dora, alors que Picklum offre à l’Australie une nouvelle étoile depuis l’ère Stephanie Gilmore.
  • Des séries haletantes, un spot technique, une nouvelle génération qui impose son flow… Cloudbreak s’inscrit une fois de plus comme temple de la compétition internationale.

Finales mondiales de surf WSL à Fidji : la montée en puissance de Molly Picklum et Yago Dora

Sur le line-up mythique de Cloudbreak, c’est là que la magie opère : Molly Picklum et Yago Dora ont été sacrés champions du monde 2025 au terme d’une journée mémorable. Plus qu’un simple aboutissement, ce titre couronne une saison de haute voltige sur le tour WSL, sous la bannière Lexus et Corona Cero. Chez les hommes comme chez les femmes, la tension était à son comble dès l’aube, avec une houle capricieuse promettant plusieurs surprises stratégiques.

Yago Dora, la confirmation de la Brazilian Storm

À seulement 29 ans, Yago Dora s’inscrit dans la lignée dorée du surf brésilien en dominant les play-offs et en s’offrant la couronne mondiale. Un parcours de sniper, où il débute fort avec une manœuvre notée 8,33, la meilleure de la finale. L’Américain Griffin Colapinto tente l’impossible sur le buzzer, mais la vague referme la porte à tout comeback.

Ce sacre n’est pas seulement personnel : il prolonge l’hégémonie du Brésil sur la scène internationale, avec 8 titres sur les 10 dernières éditions. Après Gabriel Medina, Italo Ferreira ou Filipe Toledo, Dora hausse le niveau — et l’aura de la “Brazilian Storm” souffle encore plus fort sur le tour WSL. Sa trajectoire, du freesurf à la compétition, prouve la diversité du talent brésilien, tout en laissant entendre que la prochaine vague d’espoirs ne fait que commencer.

Molly Picklum, la nouvelle reine australienne du surf mondial

Chez les women, Molly Picklum se distingue en s’imposant face à la championne olympique Caroline Marks après une bataille de style et de mental. Picklum, 22 ans à peine, livre une performance d’outsider conquérante — barrels backside notés 8,83, meilleur total de la journée (16,93), et victoire éclatante sur l’un des spots les plus exigeants du circuit.

Ce succès signale la montée en puissance d’une génération plus jeune et technique, après les triomphes de Marks et Caity Simmers lors des éditions précédentes. Molly Picklum devient ainsi la première Australienne à reprendre le flambeau depuis Stephanie Gilmore, relançant l’élan aussie sur le surf professionnel. La relève est assurée !

Cloudbreak : théâtre d’une transition historique dans le format de compétition

Les fans de surf international attendaient du tube, du barrel, du monster swell… mais Cloudbreak s’est finalement montré plus joueur qu’hostile. Peu de barrels, mais bien plus de manœuvres techniques, obligeant les riders à composer avec des vagues parfois molles, parfois perf’. Une transition, presque une métaphore, pour ce contest qui marque aussi la fin du format Final 5 instauré en 2021.

L’année prochaine, place au retour du classement cumulé, avec Pipeline en point d’orgue et un coefficient bonus. Plus de place à la loterie du “tout en un jour”, mais un saison full gas où chaque heat comptera. Les avis restent partagés : certains regrettent le suspense instantané, d’autres se réjouissent d’un retour à l’endurance et à la régularité. Une chose est sûre : Cloudbreak était le spot parfait pour refermer ce chapitre.

Les nouveaux visages d’une génération ambitieuse

Yago Dora et Molly Picklum sont les porte-étendards de ce nouveau surf, à la croisée entre tradition et innovation. Leur sacre succède à une saison riche en émotions et en performances, illustrant à quel point la relève et la diversité du surf mondial se ressentent à chaque série. Cet esprit conquérant, on le retrouve aussi sur d’autres contests majeurs comme le Rip Curl GromSearch ou l’incontournable Fronton King où la créativité explose.

Ce renouvellement ne se limite pas à l’élite : en coulisses, toute la scène surf explose, de la Coupe U Surf jusqu’aux circuits européens, où de nouveaux noms comme Marco Mignot ou Pedro Fernandes affirment leur talent. L’équilibre entre expérience et jeunesse crée un véritable big bang sur les beachbreaks du monde entier.

Volonté, instinct et adrénaline : retour sur des finales intenses à Fidji

Tout s’est joué sur un fil, dans la moiteur insulaire et l’effervescence des dernières séries. Surfer un spot comme Cloudbreak, c’est composer avec l’incertitude, la pression du heat décisif et la nécessité d’une stratégie millimétrée. Dora a frappé d’entrée, Picklum a répondu avec panache… La compétition se raconte à travers ces moments de tension où chaque choix peut faire ou défaire une saison.

L’expérience de ces finales mondiales de surf WSL a aussi exposé les nouvelles figures du surf professionnel, tandis que la scène internationale fourmille de séries et d’événements complémentaires comme le Sintra Pro, ou encore des happenings engagés à l’image du Pride Annaëlle Challenge.

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