Rachael Tilly et Kai Ellice-Flint sacrés champions du monde de longboard 2025 à Surf City, Salvador

En bref :

  • Rachael Tilly décroche sa troisième couronne mondiale consécutive en longboard, défiant les pronostics et dominant la compétition à Surf City, Salvador.
  • Kai Ellice-Flint signe un exploit avec un tout premier titre mondial, offrant à l’Australie une victoire majeure sur ce contest international emblématique.
  • Heats serrés, passage obligés contre les tops mondiaux comme Edouard Delpero ou Avalon Gall, et scores explosifs (jusqu’à 17.67), illustrent le niveau dément de cet événement référence en longboard.
  • Les beach breaks mythiques d’El Sunzal, la culture surf unique de Salvador et des formats innovants ont hissé ce contest au sommet de la scène mondiale.
  • Des podiums, des histoires de glisse et des ambitions renouvelées pour la saison prochaine sur le World Longboard Tour.

Surf City : l’arène mondiale où Rachael Tilly et Kai Ellice-Flint entrent dans la légende

À El Sunzal, la scène surf a vibré comme jamais pour cette compétition internationale désormais incontournable. Sur les droites interminables et glassy de Surf City, tous les regards étaient tournés vers le line-up où les meilleurs longboarders de la planète s’affrontaient sous la bannière de la World Surf League. Ce spot, légendaire pour sa vibe authentique et la richesse de sa culture glisse, a vu deux talents exploser tous les compteurs : Rachael Tilly (USA) et Kai Ellice-Flint (AUS), désormais champions du monde. Entre heats ultra-techniques et moments de grâce sur le nose, cette édition a fait date, annonçant une nouvelle ère pour la discipline.

La domination de Rachael Tilly : back-to-back et inspiration 60’s

Rachael Tilly a offert une leçon de surf classique mixée à une énergie toute californienne. À 27 ans et déjà trois titres mondiaux, dont deux consécutifs, elle rejoint le cercle ultra-select des légendes féminines du longboard. Son style ? Un subtil équilibre entre nose-riding ultra-stylé, footwork chirurgical et cutbacks millimétrés. Malgré une entrée timide dans la compète – classée septième sur huit – elle enchaîne les heats en mode “no mistakes”, éliminant coup sur coup des pointures telles que Kelis Kaleopa’a ou Chloe Calmon, pour finir avec brio face à la favorite Avalon Gall. Les scores parlent d’eux-mêmes : séries entre 13.50 et 15.83, une constance et une coolitude face à la pression qui font la différence.

Son parcours, c’est aussi la réaffirmation de valeurs profondes, portées par la communauté longboard, des Hawaiian vibes des 60’s à la scène actuelle qui mixe performance et élégance. Pour retrouver cette ambiance rétro et passionnée, plongez dans l’hommage au longboard des 60’s, une source d’inspiration intemporelle.

Kai Ellice-Flint : la révélation australienne sur le toit du longboard mondial

Du côté des hommes, Kai Ellice-Flint a frappé un grand coup pour sa première finale mondiale. Shapant ses propres boards, il incarne une nouvelle vague aussie où maîtrise technique et flow moderne font la loi. Dès les premiers heats, il impose son surf puissant et précis, surclassant Taylor Jensen, quadruple champion, avant de retrouver l’incontournable Edouard Delpero en finale. Avec des scores hallucinants (jusqu’à 17.67 sur 20 !), il scelle sa victoire en deux “title matches”, prouvant que la relève du longboard australien est bel et bien en marche.

Son parcours n’a rien d’un surf trip tranquille : il a dû affronter un vivier international de talents – de Declan Wyton à Steven Sawyer – dans une compète au format trois sur trois, qui récompense combativité et sens du timing. Un clin d’œil aux pionniers du surf down under et à la fièvre australienne qui continue d’alimenter les podiums mondiaux. Pour explorer le surf australien moderne, direction Jackson Jacko Graham, un talent à ne pas manquer.

Rien d’étonnant à voir l’Australie ajouter une huitième couronne à son palmarès. Cette victoire ouvre la voie à une nouvelle génération de shapers et rippers, prêts à marquer la prochaine saison.

Des duels électriques, un format innovant et un niveau historique

L’édition 2025 s’est distinguée par un nouveau format de heats à trois, dynamisant le spectacle et bouleversant les stratégies des riders. Les meilleurs entraient tardivement dans la compèt’ pour des “title matches” à couper le souffle, façon finals day à la WSL ! L’affrontement Tilly-Gall et Ellice-Flint-Delpero a électrisé le spot, les scores flirtant avec la perfection, tandis que le public d’El Sunzal vibrait au rythme d’un surf moderne et racé.

Mention spéciale à Declan Wyton, auteur d’un run épique contre Taylor Jensen, ou à Kelis Kaleopa’a et Soleil Errico côté filles, incarnant une next generation redoutable. Pour une immersion totale dans la diversité du longboard mondial, découvrez la Classic du longboard à Abu Dhabi et suivez les étapes du World Tour 2025.

Salvador, épicentre de la culture surf et tremplin des nouveaux champions du monde

Au-delà de la compèt’, cette édition confirme le statut du Salvador comme destination surf incontournable. Son beach break d’El Sunzal, ses couleurs, sa communauté accueillante, ses vagues accessibles mais techniques ont façonné le terrain de jeu rêvé pour une compétition internationale de haut vol. Le pays continue d’attirer riders, shapers et passionnés. Si vous rêvez de sessions roots et authentiques, lisez le carnet de voyage surf au Salvador et préparez votre next trip.

L’édition 2025 a aussi mis en avant l’impact des teams, la technologie (dérives, boards custom, accessoires) et l’esprit old school qui anime encore la scène. L’influence de la culture école de longboard se fait sentir jusque dans le moindre cross-step ou hang five exécuté sur le nose.

Entre hommage aux pionniers et soif d’innovation, la scène longboard mondiale gagne en ampleur et assure un avenir prometteur à la discipline.

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