Molly Picklum et Jack Robinson triomphent au Lexus Tahiti Pro 2025 présenté par I-SEA à Teahupo’o

En bref :

  • Molly Picklum et Jack Robinson raflent tout lors du Lexus Tahiti Pro 2025 présenté par I-SEA, sur le mythique spot de Teahupo’o.
  • Des tubes massifs de 2 à 2,5 mètres ont offert un terrain de jeu extrême, révélant la suprématie australienne et l’incroyable niveau des jeunes riders.
  • Picklum s’affirme comme la reine de Teahupo’o, éliminant la favorite locale et survolant la finale féminine avec un engagement maximal.
  • Robinson, sniper sur sa planche, décroche sa place pour le Final 5 à Fiji après une finale épique face à Griffin Colapinto.
  • Le contest a aussi mis sous les projecteurs les rookies de l’année et les nouvelles générations qui explosent sur le circuit.

Lexus Tahiti Pro 2025 : la vague de Teahupo’o couronne Picklum et Robinson

L’arène de Teahupo’o a une nouvelle fois prouvé qu’elle n’appartient qu’aux riders capables d’allier audace et précision. À l’occasion du Lexus Tahiti Pro 2025 présenté par I-SEA, deux surfeurs australiens — Molly Picklum et Jack Robinson — ont marqué de leur empreinte ce contest mythique du circuit Championship Tour. Avec une houle fracassante et des barrels sculptés par l’océan Pacifique, chaque take-off s’est transformé en combat pour la survie et la gloire. Sur cette étape décisive, c’est aussi toute la planète surf qui s’est crispée, tant les enjeux étaient proches du finish, entre qualifications pour le Final 5, révélation des rookies de l’année et tension maximale de la saison.

Picklum, la boss sur la vague tahitienne

Déjà au sommet du ranking mondial avant même d’atterrir en Polynésie, Molly Picklum a livré une démonstration qui fait date dans l’histoire de la compétition de surf à Teahupo’o. Dès les premiers heats, elle écarte Vahine Fierro — l’idole locale — puis s’offre la scalp de Caroline Marks, ex-championne du spot. La finale face à Caity Simmers, actuelle tenante du titre mondial, vire rapidement à la masterclass : Picklum claque un score total de 17.26, surfant des barrels solides et engageants tandis que l’Américaine reste bloquée à 4.94, loin derrière.

À peine sortie de l’eau, Molly partage sa vibe : “Cet endroit, c’est juste la folie, chaque tour ici c’est un rêve qui se vit en vrai.” Blessant ainsi la hiérarchie, elle enchaîne son dossard de leader mondial avec brio, après un triomphe au Brésil et un podium en Afrique du Sud. Elle aborde la prochaine étape vers Cloudbreak l’esprit affûté, prête à inscrire définitivement son blaze dans la galaxie des grandes noms du surf féminin.

Robinson, la précision australienne pour un finish explosif

Impossible de passer à côté de la perf’ de Jack Robinson. Dans une finale aussi tendue que légendaire face à Griffin Colapinto, Robinson déroule des trajectoires millimétrées, déroulant chaque tube comme une partition parfaite. Sa victoire n’est pas volée : après avoir atomisé Marco Mignot, Italo Ferreira et Crosby Colapinto, il claque un 9.50 monumental en finale et sécurise un total de 18.10 plus tôt dans la journée.

Grâce à ce hold-up, Robinson grimpe de quatre rangs au général et décroche l’invitation tant convoitée pour les Final 5 à Fiji, chipant la place d’Ethan Ewing, un autre géant du crew australien. Fidèle à l’esprit Quiksilver et à sa philosophie “let the surf speak”, Robinson incarne ce mental de compétiteur, discret mais ultra-efficace.

Étape décisive pour les rookies et la nouvelle génération

Cette édition a aussi révélé l’enthousiasme d’une nouvelle vague de riders en quête de reconnaissance. Marco Mignot, propulsé Rookie of the Year, s’impose comme la pépite tricolore prometteuse, tandis que côté féminin, Erin Brooks crée la surprise sur la scène CT. Tout cela dans une ambiance survoltée où l’on sent la bascule générationnelle, alimentée par des talents tels que Caity Simmers ou Griffin Colapinto, véritables locomotives du surf US nouvelle génération. Pour vibrer au rythme des grands frissons du circuit international ou suivre les autres révélations, jetez un œil sur ce récap’ du Sintra Pro Fest.

Yago Dora, lui, reste No. 1 en filigrane malgré une élimination précoce par un wildcard local, tandis que d’autres figures fortes comme Jordy Smith, Italo Ferreira ou encore Mihimana Braye n’ont pas manqué de tenter leur chance au panthéon des tubes tahitiens.

Teahupo’o : entre légendes, batailles tactiques et surf performance spectaculaire

Teahupo’o, c’est plus que jamais le spot où chaque session se transforme en mythe. Cette année, la stratégie et la créativité ont dicté le tempo. Les surfeurs et surfeuses ont dû rivaliser d’ingéniosité pour lire la houle, exploiter chaque priorité et sortir des barrels toujours plus profonds, à l’image des analyses passionnées sur les dernières étapes du tour. L’ambiance rappelle l’âge d’or polynésien, et chacun rêve désormais de tracer sa propre légende, comme tant d’icônes l’ont fait avant eux sur cette île bercée par les dieux du surf.

Pour capter toute la force du passage de relais entre les différentes générations, l’histoire continue à s’écrire aussi bien sur les spots mythiques que dans les performances hallucinantes de figures montantes. Ce qui s’est joué ici marque une étape décisive dans la dynamique du surf mondial – et laisse présager un futur encore plus explosif à Cloudbreak ou lors de prochains contests de renom tels que le Lexus Tahiti Pro.

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